40 ans de futurs

1971  - 1981 : le CNES et l'émergence de l'Europe spatiale

 

Dès 1970, un rapport sur la politique spatiale de la France souligne les difficultés pour la France de continuer à mener une politique exclusivement nationale, et suggère de l'orienter vers une politique européenne, en donnant la priorité aux applications spatiales. Il devient alors nécessaire de développer un lanceur européen. Se prépare alors le programme de lanceur lourd Europa-III, géré par le CECLES/ELDO (Centre européen pour la construction de lanceurs spatiaux) qui sera abandonné après un échec au profit du programme L-IIIS (Lanceur de troisième génération et de substitution, futur programme Ariane).


Le 20 décembre 1972, la France propose officiellement son projet L-IIIS à ses partenaires européens. Il sera accepté le 27 avril de l'année suivante, signant définitivement l'abandon du programme Europa. Le CECLES/ELDO cesse de fonctionner, amorçant la création de la future agence spatiale européenne (ESA).
Le lanceur L-IIIS est rebaptisé Ariane.


Aboutissement des efforts entrepris depuis le début des années 70, le premier lancement d'Ariane-1 a lieu le 24 décembre 1979, sous la responsabilité du CNES. 
Un beau cadeau de Noël pour l'agence française!

 



Castor et Pollux, après un premier échec, ont été lancés avec succès le 15 mai  1975 par un lanceur Diamant-B.

Les premières années de l'activité scientifique spatiale ont été marquées par l'utilisation de fusées-sondes et de ballons. Le CNES développe également, dans le cadre de son programme national,  plusieurs satellites destinés à des études géodésiques, astronomiques ou encore technologiques

De nombreux programmes sont développés en coopération avec des partenaires internationaux. Le programme Signe, engagé en 1976 avec les Soviétiques, a pour objectif d'étudier les émissions de rayonnement gamma en provenance de sources inconnues. L'expérience Signe-3 s'effectue à bord du satellite français du même nom.

 


Le satellite Signe-3 d'astronomie gamma, mis en orbite par une fusée soviétique le 17 juin 1977


Symphonie en intégration

Dès 1966, la France et l'Allemagne conviennent d'entreprendre en commun la conception, la réalisation, le lancement et l'utilisation d'un satellite expérimental de télécommunications, destiné à distribuer des programmes de radiodiffusion et de télévision, et à assurer des communications téléphoniques et télégraphiques. Ce satellite porte le nom de Symphonie, qui se révélera particulièrement bien choisi. Il sera lancé le 19 décembre 1974, depuis le Centre spatial Kennedy en Floride.
Les expériences acquises par le CNES sur ce programme ont permis d'aboutir aux deux grands programmes de radiotélécommunications que seront Télécom et TDF.


Très tôt, les scientifiques se sont penchés sur l'étude de l'atmosphère de Vénus. Plusieurs projets sont envisagés, notamment celui de développer un ballon. Finalement, ils sont remplacés, suite à une proposition soviétique, par la mission Vénus-Halley (Véga) en 1981. Deux sondes sont lancées, lâchant des ballons à proximité de Vénus. Après quoi elles poursuivent leur route vers la Comète de Halley, collectant de nombreuses images et mesures.

 


Les spécialistes du projet Véga devant la sonde


...1961 - 1971...

...1981  - 1991...

© CNES 17/12/2001